Un grand besoin d'aide
En Equateur, 78% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Dans la capitale, ces chiffres se traduisent par des milliers d’hommes et de femmes, de jeunes et d'enfants en situation dramatique, qui ont échoué dans les “barrios populares”.
L’Equateur a fait la une des médias en janvier 2000 lors du coup d’Etat dirigé par une junte composée d’indigènes et de hauts-militaires, abrégeant ainsi le mandat du président Jamil Mahuad, qui avait déjà été porté au pouvoir par la destitution de son prédécesseur. L’Equateur est donc caractérisé par une grande instabilité politique qui se répercute sur l’économie.
En 2000, la situation économique s’est fortement détériorée. La récession a atteint les 7% et l’inflation 55%. De plus, le sucre, la monnaie nationale, a perdu 200% de sa valeur face au dollar ce qui a entre autres conduit à la dollarisation du pays. Cette mesure implique la suppression des subventions aux produits de base, la privatisation des entreprises publiques et une diminution importante des budgets sociaux : santé, logement et éducation. En 2000, la santé représente 2% du budget annuel et l’éducation 0,7% (données du CEPAR). Pas étonnant donc que 64% des enfants de 6 à 15 ans ne soient pas scolarisés (la moitié de la population a moins de 20 ans), que 70% de la population n’ait pas accès aux soins médicaux, que 40 à 50 % des enfants souffrent de dénutrition, qu’un tiers seulement de la population ait accès à l’eau potable, etc.
Les données statistiques ont été tirées de “ l’Etat du monde 2001 ”.


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